
Le 3 octobre, la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES) organisait à Montréal et à Québec des manifestations pour dénoncer la précarité étudiante et la détérioration des conditions d’études. À travers ces actions, les manifestant.e.s ont réitéré l’importance d’une réforme de l’aide financière aux études et un réinvestissement en éducation. La CRUES invite la société civile et les personnes étudiantes à se mobiliser au-delà du vote et à continuer la mobilisation après les élections : « Les urnes changeront le gouvernement, mais nous on fera changer les choses ! »

À Québec, une centaine de personnes venues d’aussi loin que Rimouski se sont rassemblées au Jardin Jeanne d’Arc, sur les Plaines d’Abraham. Après des discours critiquant le cirque électoral et les positions de plus en plus réactionnaires des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, les manifestant.e.s ont pris la rue, serpentant sur la Grande-Allée, le boulevard René-Lévesque et la rue St-Jean. Soulignons l’esprit revendicateur et combatif de la marche, à laquelle participaient également plusieurs membres des groupes populaires de la région de Québec.

À Montréal, c’est un peu moins de mille personnes qui se sont rassemblées dans le Parc La Fontaine. Les discours du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MEPACQ) et de la CRUES ont rappelé l’importance de s’organiser contre l’austérité budgétaire que nous sert la classe politique depuis plusieurs décennies. Fidèle à son slogan « Pour gagner, grèvons », la CRUES a alors annoncé son intention d’organiser une semaine de grève du 9 au 13 novembre cette année et une grève générale illimitée à l’hiver 2027. Après avoir pris la rue en scandant des slogans, la manifestation a cheminé derrière différentes bannières étudiantes, communautaires, P!nk Bloc, anticapitalistes et antifascistes jusqu’au centre-ville. Tout au long du chemin, des manifestant.e.s se sont amusé.e.s à arracher et gribouiller des pancartes électorales.
La manif s’est terminée sur l’espoir que le mouvement étudiant puisse être l’étincelle d’une mobilisation plus large à venir.

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